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fibromyalgie-sophrologie1Cela va faire un an que le Reiki est entré dans ma vie et m’a fait reprendre espoir en ce corps disloqué et si peu aimable. J’ai voulu écrire mon cheminement d’un an, en signe de ma reconnaissance envers mon thérapeute et pour redonner courage à ceux qui sont peut-être dans des situations semblables.

En1996 je me plains de fortes douleurs du côté gauche me raisonnant aussi dans le bas ventre, celles-ci s’empirent de semaines en semaines. Rien, disent le médecin et les résultats des divers examens, radios, échographies et scintigraphies. Puis de mois en mois, d’années en années, mon état se dégrade, les douleurs s’en vont crescendo, les faux diagnostics se répètent, d’une part d’un généraliste, d’autre par d’un rhumatologue (tumeur ostéo ostéoïde, c’est dire mon moral à ce moment-là!!!). Je boite de plus en plus, j’utilise des béquilles, traînant mon mal désespérément, je vais même voir un psychiatre sur le conseil du généraliste me disant clairement que c’est sûrement d’origine psychique. Fortiche Nath au niveau psychique, me fêler le fémur avec le mental….! Hum, j’adore!

Le rhumatologue m’envoie donc au CHU de Strasbourg en juin 2001, pour me faire enlever cette tumeur par un grand spécialiste du laser. A deux doigts de m’opérer, le chirurgien arrête tout alors que je suis sur la table, juste avant la péridurale, et prononce enfin, le bon diagnostic de fracture du col du fémur, après un examen attentif de mes radios. Il me renvoie à la maison, désolé de ne rien pouvoir pour moi et un peu effaré de l’erreur de ses collègues, qui ont faillit lui faire commettre l’irréparable. J’ai le moral dans les chaussettes et la guibolle dans un sale état, la souffrance monte en puissance.

Vexé, le rhumatologue m’envoie quand même tout vérifier au CHU de Tours. Enfin, août 2001, opération d’un col du fémur qui est en fait cassé depuis 5 ans, intervention bienveillante et compétente des médecins et un chirurgien remarquable qui m’opère relativement rapidement, plaque, vis, rééducation…Rien ne sert de s’attarder sur ce que j’endure alors, la souffrance reste universelle, mais le seuil de tolérance est affaire de chacun, oui cela a été très difficile moralement et physiquement.

Début 2004, décès de mon frère de 50 ans, malade depuis 2 ans, dans d’atroces souffrances liées à un cancer en phase terminale. Pour moi, l’enfer moral, gros traumatisme, sentiment d’injustice, perte incommensurable… Il ne me restait que lui au niveau familial – grosse solitude.

C’est là que je commence à imploser, la goutte d’eau qui fait déborder le vase fêlé que je suis depuis une quarantaine d’années : je suis déclarée fibromyalgique courant 2005.

Décembre 2006, endométriose diagnostiquée enfin après des années d’errance là aussi, coelioscopie. Cela aggrave encore ma condition de fibromyalgique et les douleurs s’invitent encore au banquet de mon existence.

Décidemment avec les médecins et les coiffeurs, je n’ai jamais eu de chance!

Pendant ce temps, la fibromyalgie s’installe confortablement, se développe, s’incruste avec sa pléthore de symptômes invalidants, un peu plus lourds de jours en jours. Je m’affaiblis de plus en plus, j’ai de moins en moins la force morale de lutter, je passe mon temps libre le plus possible au lit pour tenter de me reposer et ensuite faire face, bancale tout de même, à mes obligations privées et professionnelles. Et bonjour l’humeur!

Septembre 2007, début des séances de Reiki par Fab touché par ma détresse, un beau jour d’août 07. Je suis alors un tas douloureux et épuisé, un monceau de courbatures épatantes, un état de perpétuelles inflammations des pieds à la tête, je rampe littéralement pour monter mes escaliers menant à ma chambre. Face à sa proposition pour me soulager, plus rien à perdre me semble-t-il. D’après ce qu’il m’en explique et de ce que j’en comprends, cela me regonflera en énergie et pour moi ce n’est vraiment pas négligeable. Loin de moi à ce moment là, l’idée même d’en guérir un jour….un soulagement même infime et temporaire me comblait déjà.

En fait, au cours de ses dernières douloureuses semaines, épuisée par ce combat inégal, je pense à me libérer radicalement (suicide), mon courage s’étiole face à l’adversité d’une vie trop bien remplie de souffrances. Puis au fils des séances, malgré quelques grosses réactions dites « crises de guérison » pas toujours très agréables, physiques et psychiques, une amélioration sensible d’abord montre le coin de son museau puis s’affirme très nette, de plus en plus évidente et mesurable.

Quatre séances par semaines, puis trois, puis deux, puis une ; ensuite, initiation niveau I en janvier 08, et de niveau II en juin. Je peux alors me prendre en main, me traiter moi même sans monopoliser mon formidable ami qui n’a pas ménagé sa peine et les séances pour me remettre un tant soit peu sur pied et me soulager.

Depuis, ma vie et ma vision de l’avenir ont considérablement changé et certains symptômes non négligeables ont diminué et d’autres ont disparu presque immédiatement.

Plus besoin de siestes dès un moment de libre, beaucoup moins d’antalgiques, diminution progressive et arrêt total depuis fin mai 2008 du traitement neuroleptique de mon propre fait quand je me suis sentie prête à me sevrer. Plus de maux de ventres quotidiens, ni de gonflements douloureux et atroces, plus de vilaines courbatures dans les cuisses et les mollets. un sommeil reposant et reconstituant, enfin! Fini les jambes qui gigotent seules et pendant des heures quand je suis allongée. Meilleure résistance aux changements de temps et d’environnement, moins de stress et plus de contrôle sur celui-ci.

Je reprend la piscine et le vélo ponctuellement, bien sûr j’ai encore des faiblesses musculaires et tendineuses et quelques douleurs par ci par là. He oui, tant d’années à ne pratiquer aucun exercice sous peine d’aggravation et quelques restes encore à évacuer ou qui décideront d’élire définitivement domicile dans mon corps et avec qui je devrais composer. Mais une chose vitale, la grosse épine dans le pied semble cicatrisée, je commence à parler de la fibromyalgie au passé, ce n’est plus ma priorité. De toute façon et quoiqu’il arrive, je ne suis plus seule, surtout, face à tout ça, le Reiki m’accompagne dorénavant et participe à ma possible reconstruction. Cela me réconforte et me permet d’envisager un avenir plus doux que ce que j’imaginais il y a bientôt un an.

Je continue à m’entretenir par le Reiki, à remettre ma pendule biologique à l’heure, à oeuvrer pour mon mieux-être et la totale guérison (que d’espoir ! mais pourquoi pas ?). J’ai envie de vieillir le mieux possible, dans un état physique et psychique vaillants et équilibrés et le Reiki fait partie des solutions.

Le Reiki demande quand même de la part de celui qui en bénéficie une implication, une adhésion. Il faut avoir le courage de s’occuper de soi, et comme pour tout traitement, il faut savoir accepter les quelques effets secondaires (crise de guérison) et continuer, s’y accrocher.

Voilà mon expérience du Reiki, plutôt positive. Pour moi, même avec les passages difficiles de guérison, je vais bien mieux et ça c’est de l’or en barre et c’est visible et mesurable, par mon entourage comme par moi-même. Pour l’instant que du bénéfice.

J’ai envie de faire partager la formidable pratique du Reiki, car faite avec simplicité et honnêteté, c’est une ressource précieuse, accessible à tous et appréciable pour ceux qui souffrent et qui souhaitent s’en sortir.

« Plus le corps est faible, plus il commande ; plus il est fort, plus il obéit » (J.-J. Rousseau)

Nathalie Pernet

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