Close
Réservez une place
 
 


Aujourd’hui, je vous raconte l’histoire d’un de mes clients que j’ai reçu pour la première fois, il y a environ 7 mois. Je le nommerais Jacques.

Il nous a contacté par courriel assez tard un soir, et son message était presque anonyme, pas beaucoup de détails, mais avec comme objet : demande de rv urgent.

J’ai l’ai répondu en lui proposant une rencontre le lendemain.

Lorsqu’il est arrivé, il commençait à me dire que finalement, son cas n’était pas plus urgent que ça, et qu’il aurait pu attendre…

Je l’écoutais attentivement, et alors il se mettait à raconter plus en détails son histoire. Bien sûr, il m’est arrivé de me mettre à sa place, et juste en imaginant la situation, je commençais à avoir les larmes aux yeux : pauvre monsieur, qui se prend pour superman, en vivant depuis des années étant responsable de :

– la vie de sa femme et de ses problèmes de santé, elle est décédée il y a 1 an et 9 mois

– des échecs de ses 2 enfants : sa fille orgueilleuse qui refuse de toucher l’aide du gouvernement, alors qu’elle ne travaille pas et n’a pas de diplôme, et de son fils qui s’est séparé de sa conjointe, et donc tombé dans la dépression

– de la vie de ses 3 petits-enfants qu’il élève pour que son fils puisse continuer à vivre tranquillement, en attendant qu’il se reprenne

Et avec cela, à 72 ans, Jacques ne peut pas se permettre de prendre enfin sa retraite car il a besoin de travailler toujours plus pour assurer les besoins de toute sa famille.

Il parlait de sa vie mais sans se plaindre. Comme si tout était plus que normal, et qu’il le méritait. En tant que parent, je le comprenais mais…je n’étais pas là pour juger ni donner mon avis personnel.

Quand il s’est arrêté pour prendre son souffle, je lui ai demandé : depuis combien d’années vivez-vous cette situation, avec ce sentiment de culpabilité et de vous prendre pour superman?

Il m’a répondu : ses 2 enfants ont 42 et 45 ans, et ses petits-enfants ont 11, 15, et 18 ans. À moi de comprendre.

Je lui ai dit : êtes-vous encore sur que votre cas n’est pas assez urgent? Depuis ces 30nes d’années?

Il me regardait, les yeux pleins d’eau sans répondre. Plus de 20mn de silence. Il continuait à pleurer, tout en répétant qu’il était désolé. Presque 1h est passée, il regardait l’heure et il a dit qu’il venait de verser les larmes qui ne sortaient pas depuis des années, même à la mort de sa femme, et il disait que parce que chez eux, les hommes ne pleurent pas.

Il voulait payer la séance d’1h sans avoir eu l’occasion de recevoir la séance qu’il avait besoin. Car, il disait que c’est comme cela que ça se passe chez les psys. 1h c’est 1h, même si on n’a pas fini de vider son sac.

Je lui ai répondu qu’il s’est trompé de personne, je ne suis pas une psy, en tout cas, pas pour ce soir. Et la séance prendra le temps que ça prendra, tant qu’on reste raisonnable. Je lui ai proposé alors le LAHOCHI.

La séance s’est très bien passée. Environ 1h15 plus tard, je l’ai réveillé doucement en lui disant qu’on avait terminé la séance. Il avait l’impression qu’il n’était pas là, parti…mais en même temps, il entendait mes pas, mes déplacements, … bref. Et dans sa tête, la séance n’a duré que 5mn.

Il parlait un peu de son ressenti, de sa 1ère expérience, il commençait à rire… et on s’est quitté comme cela.

6 semaines après, il voulait prendre un autre rendez-vous car il se disait que ce serait surement différent vu son état qui s’est amélioré. Je ne le reconnaissais presque pas quand il est revenu. Il a rajeunit, reposé, souriant, en forme.

Il disait que sa vie avait complètement changé. Il a mis de l’ordre dans ses pensées, et n’arrive pas à croire qu’un changement pouvait arriver successivement en espace de peu de temps : sa fille a décidé de reprendre ses études avec des prêts et bourses, son fils a récupéré ses enfants. Mais, il a proposé de contribuer aux dépenses de leurs études. Du coup, il se retrouve seul, et il a dit qu’il n’aurait jamais cru qu’il allait apprécier la solitude. Ça lui permet de méditer, et de réfléchir.

Cette fois-ci, nous sommes restés 1h30 ensemble avec 1h de soin. Pareille, il s’est tout de suite décroché, le lâcher-prise total et comme il a dit qu’il a l’impression d’avoir toujours connu le LaHoChi, Il a arrêté ses médicaments car il dort déjà trop bien sans avoir besoin d’en prendre.

3 semaines après, il m’appelle. J’étais un peu déçue car j’avais peur qu’il retombait. Mais, en fait, il demandait à recevoir l’initiation, que je lui ai donnée avec plaisir. Il me donne des nouvelles régulièrement. Il a appris à aimer la vie et à vivre dans la gratitude. Je suis fière d’avoir participé au changement de ta vie Jacques et te remercie infiniment d’avoir accepté que je partage ton histoire.

Reçois toutes mes bénédictions…

Pélagie A.

Logo_footer   
     © 2014 Institut Kaizen Reiki

Suivez-nous: